
ATHÈNES (AFP) - L'ancienne championne olympique grecque du 400 m haies Fani Halkia, son entraîneur et deux autres athlètes grecs ont été inculpés vendredi en Grèce pour des infractions à la législation sur le dopage avant et pendant les JO de Pékin.
Halkia, championne olympique à Athènes en 2004 mais exclue des Jeux de 2008, Dimitris Regas, coureur de 400 m, Tassos Gousis, spécialiste du 200 m, et George Panagiotopoulos, entraîneur de Halkia et Regas, risquent jusqu'à 5 ans de prison.
Les trois athlètes, contrôlés positifs au methyltrienolone (stéroïde anabolisant) ces derniers mois, sont poursuivis pour s'être dopés, et l'entraîneur est soupçonné d'avoir été l'instigateur de ce délit.
Les quatre inculpés ont nié toute infraction à la loi, et Halkia, exclue des jeux Olympiques de Pékin après avoir été contrôlée positive le 10 août lors d'un stage au Japon, a expliqué qu'elle avait été victime d'une opération de sabotage.
Le Comité international olympique (CIO) a pour sa part engagé un avocat en Grèce pour le représenter dans cette procédure, et entamé des poursuites contre Panagiotopoulos, accusant l'entraîneur d'avoir nui à sa réputation.
La Grèce a été secouée par une série de scandales de dopage au methyltrienolone, qui ont privé de Jeux une grande partie de l'équipe d'haltérophilie ainsi que le nageur Ioannis Drymonakos.
Un mois après les Jeux de Pékin, les autorités grecques ont adopté une législation plus sévère à l'égard des contrevenants: le dopage est désormais un crime en Grèce, mais les quatre inculpés seront jugés en fonction de l'ancienne loi, où le dopage n'était encore qu'un délit.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire