27/04/2009

Cyclisme - Astana - La saison d'Armstrong


Après plusieurs mois de spéculation et d'annonces plus ou moins floues, Lance Armstrong a retrouvé la compétition en Australie puis en Californie. En sortant de sa retraite sportive, l'Américain, sept fois vainqueur du Tour de France, s'est lancé dans un défi a priori insensé : participer au Giro et à la Grande Boucle afin d'y jouer un rôle majeur. En attendant les grandes échéances, de nombreuses questions restent en suspens, notamment sur sa capacité à revenir au meilleur niveau ou sa cohabitation chez Astana avec Alberto Contador. Retrouvez dans ces rubriques les principaux épisodes de la saison d'Armstrong.

Son programme prévisionnel :
9-31.05 : Tour d'Italie
4-26.07 : Tour de France

8.04 : Un comportement inapproprié face à l'AFLD?
L'agence française de lutte contre le dopage pourrait sanctionner Lance Armstrong pour un comportement inapproprié lors d'un contrôle antidopage inopiné le 17 mars. Le coureur américain aurait fait attendre le medécin-préleveur une vingtaine de minutes avant de le faire entrer.

Barcelone et les Anglais...


Ça devient une habitude. Pour la troisième saison consécutive, les clubs anglais vont truster les demi-finales de la Ligue des Champions avec trois représentants. Pour la deuxième saison de rang, le trouble-fête se nomme Barcelone. La différence réside dans le potentiel des Blaugrana qui ont multiplié les performances étincelantes et qui devront faire au moins aussi bien pour empêcher une finale 100% anglaise.

Le trident du Barça sera la principale arme pour contrer les clubs anglais. (Reuters)
Une véritable hégémonie. Après Manchester United, Chelsea et Liverpool en 2007 et en 2008, ce sont Manchester United, Chelsea et... Arsenal qui se retrouvent en demi-finales de la Ligue des Champions. A ce rythme, il faudra bientôt changer le mode de sélection... Toujours est-il que la concurrence européenne se résume aujourd'hui au seul FC Barcelone. Un Barça qui paraît taillé pour une mission très périlleuse. En effet, depuis le succès de l'AC Milan, qui avait volé la vedette aux Anglais en remportant le titre en 2007, plus aucune équipe du continent n'a éliminé un club de Premier League...

Une statistique qui permet de comprendre combien la domination anglaise est aujourd'hui oppressante. Les quarts de finale qui viennent de s'achever en sont la meilleure confirmation. Même en grande difficulté, les clubs anglais parviennent à trouver les ressources pour faire la différence. On l'a vu notamment avec Manchester United qui a su faire preuve d'un réalisme à toute épreuve face au FC Porto en obtenant le match nul à Old Trafford (2-2) avant de l'emporter mercredi au Stade du Dragon grâce à un but venu d'ailleurs de Cristiano Ronaldo (1-0)... Au plus haut niveau, il faut saisir la moindre opportunité. Porto a laissé filer sa chance en ne l'emportant pas à Old Trafford malgré une vraie domination. A ce niveau de la compétition, cela ne pardonne pas.

Barcelone peut tout gagner

De même, Villarreal a montré ses limites face à Arsenal. Le Sous-Marin Jaune a débuté ce quart de finale pied au plancher en acculant Arsenal sur son but durant 45 minutes. Ils ont eu le tort de ne pas faire la différence à ce moment-là et surtout de ne pas tenir le rythme durant tout le match. Les Gunners ont donc égalisé (1-1) et savaient pertinemment que le plus dur était fait. Sans Marcos Senna, son maître à jouer et capitaine, l'équipe de Robert Pires n'a pu que constater les dégâts à l'Emirates Stadium avec un vilain 3-0 dans les dents. Le manque d'épaisseur de l'effectif de Villarreal a été criant autant que la différence entre les deux équipes au match retour. Le seul moment agréable pour Pires restera cette énorme ovation reçue à la fin du match. Car en plus, les supporters anglais ont de la mémoire...

Il reste donc Barcelone pour mater les clubs de Premier League. Les Blaugrana ont jusqu'à présent réalisé une saison impressionnante en développant du jeu pour contrer leurs adversaires. Une pluie de buts qui s'est abattue tant sur la Liga que sur la Ligue des Champions. Mais cette saison ne sera réellement magique que si les hommes de Pep Guardiola parviennent à remporter des titres. C'est bien parti puisque le Barça reste engagé sur toutes les compétitions qu'il a débutées. Leader de son championnat, finaliste de la Coupe du Roi (contre Bilbao) et demi-finaliste de cette fameuse Ligue des Champions qui représente son objectif absolu. La finale de Rome fait rêver toute l'Espagne. Mais avant de rêver du stade Olympique, il faudra d'abord venir à bout d'une équipe de Chelsea qui a été fabuleuse contre Liverpool. "Nous respectons Chelsea, ils nous ont toujours posé des problèmes. Ce sera important de ne pas encaisser de but à l'aller (au Camp Nou)", prévient déjà Xavi dans les colonnes de Marca. Pour lui, c'est sûr, les demi-finales ont déjà commencé.

La doyenne est luxembourgeoise!


Cantonnés aux places d'honneur l'an dernier, les frères Schleck n'ont pas manqué leurs retrouvailles avec Liège-Bastogne-Liège, ce dimanche. Si Frank, victime d'une lourde chute la semaine passée sur l'Amstel Gold Race, n'a pu qu'apporter sa pierre à l'édifice de la Saxo Bank, son cadet Andy, 24 ans, s'est adjugé dans les Ardennes la première grande classique de sa carrière. Au prix d'un final explosif.

Deuxième de la Flèche Wallonne cette semaine, Andy Schleck a franchi le dernier palier nécessaire pour s'adjuger sa première classique. (Reuters)
Une étreinte qui en dit long... Victime d'une commotion cérébrale huit jours plus tôt tandis qu'il chutait sur les routes de l'Amstel Gold Race, Frank Schleck pouvait oublier la douleur quelques secondes dans les bras de son frère en ce dimanche ardennais. Après 261 km de périple, l'aîné de cette exceptionnelle fratrie luxembourgeoise rejoignait son triomphant cadet au bas de l'estrade protocolaire. Un succès partagé en famille qui n'était pas sans rappeler la précédente mouture de Liège-Bastogne-Liège.

En 2008 en effet, la doyenne des classiques avait déjà mis à l'honneur les deux frangins, troisième et quatrième au final mais alors pas cher payés. Repris l'an passé dans l'ascension de la Roche aux Faucons, alors qu'il dominait les débats à quelques 20 km du dénouement, Andy Schleck avait manifestement retenu la leçon ce week-end. En attendant patiemment son heure, niché aux avant-postes d'un peloton un brin endormi par les nombreuses vaines escarmouches de la journée et alors devancé par sept courageux en sursis, l'intéressé a su gicler au moment opportun, précisément là où il avait perdu la course il y a un an.

Trois ans après Frank

Parti aux trousses des derniers échappés au sommet de la Roche aux Faucons, le coureur de la Saxo Bank, bien épaulé jusqu'alors par son frère et Karsten Kroon, s'est fendu d'une accélération telle que le peloton n'a pu réagir et que les 15 secondes de marge alors allouées à Philippe Gilbert, l'homme de tête, ont volé en éclat en l'espace d'un kilomètre. Seul au monde à 18 bornes de l'arrivée, Andy Schleck, menant un train d'enfer, aura su ensuite conserver une avance confortable de 1'10 à l'amorce de la côte de Saint-Nicolas, une ultime difficulté d'un petit kilomètre rendue redoutable par ses 11% de moyenne.

Passée cette douloureuse formalité, le protégé de Bjarne Riis pouvait décrocher sa première grande victoire en classique, quelques jours après avoir joué les dauphins de Davide Rebellin sur la Flèche Wallonne et trois ans après le triomphe de Frank Schleck sur l'Amstel Gold Race, la fierté de la famille jusqu'alors. "Mon objectif, c'est de gagner. Pour y parvenir, il faut que je passe à l'attaque. Je ne dois pas attendre le sprint", avait confié le héros du jour avant de prendre part à cette 95e édition de Liège-Bastogne-Liège. Voilà qui s'appelle tenir ses engagements.

Qui pour vaincre la Chine ?


Les championnats du monde de tennis de table débutent ce mardi à Yokohama (Japon) et dureront jusqu'au 5 mai. Les Chinois et les Coréens partent favoris mais devront se méfier des Allemands, emmenés par Timo Boll. Quant aux Français, les médailles semblent inaccessibles: ils chercheront à réaliser deux ou trois coups d'éclats.

Les Chinois partent encore favoris pour ces championnats du monde. (Reuters)
Après leur "grand chelem" de Pékin où ils avaient remporté toutes les médailles possibles, les Chinois, qui trustent tous les podiums des Mondiaux depuis 1989, seront les grands favoris de ces championnats qui se joueront au Japon à partir de mardi. Excepté Wang Nan, qui a pris sa retraite, tous les autres médaillés des JO seront là. Triple champion du monde, en 2001 à Osaka, à Shanghai en 2005 et Zagreb en 2007, Wang Liqin, seulement médaillé de bronze à Pékin, ne semble pas favori pour un quatrième titre, mais son expérience et son talent devraient lui permettre de ne pas être loin des premières places. Double finaliste en 2005 et 2007 et médaillé d'or aux JO, Ma Lin sera le grand favori tandis que Wang Hao, vaincu deux fois en finale du tournoi olympique, n'a encore jamais remporté de titres dignes de son talent.

Du côté de la concurrence, les Coréens sont actuellement moins compétitifs que par le passé même s'il ne faut pas oublier qu'en 2007, Ryu Seung-Min avait atteint le dernier carré. Quant aux prétendants européens, ils ne seront pas nombreux. Timo Boll, ex-numéro un mondial et brillant vainqueur de Ma Lin au Qatar cette année, peut éventuellement se glisser dans le top 8 mais ses performances dépendront de sa santé et notamment de son dos qui l'a obligé à déclarer forfait pour le double. A moins que ce ne soient les vétérans du circuit qui viennent se placer en outsiders du tournoi. Toutefois, le nombre élevés de matches (sept) jusqu'à la finale devrait être un handicap pour les Primorac, Saive ou Persson. Quant aux locaux, ils tenteront l'impossible: ramener un titre qui les fuit depuis 1979.

Zhang Yining vise le doublé

Médaillée d'or olympique à deux reprises, Zhang Yining ne compte pourtant qu'une victoire en championnat du monde. Deux fois finaliste malheureuse, la native de Pékin aura fort à faire face à une concurrence très performante: Guo Yue, tenante du titre, ou encore Li Xiaoxian et Guo Yan. Les principales rivales des athlètes de l'empire du milieu seront à chercher en Asie, du côté de Hong-Kong et Singapour. Concernant les sélections européennes, les seules filles à pouvoir rivaliser avec les Asiatiques seront sans doute les pongistes formées... en Chine. A noter que la Japonaise, Ai Fukuhara (20 ans) participera à la plus importante compétition de sa jeune mais pourtant longue carrière.

En ce qui concerne la sélection tricolore, elle se présentera avec six sélectionnés suite au forfait d'Abdel-Kader Salifou. Xian Yi Fang et Christophe Legoût, présents au tournoi olympique de Pékin, seront les chefs de file d'une équipe qui tentera avant tout de bien figurer. Le dernier titre français remonte en effet à la médaille d'or obtenue à Göteborg par Jean-Philippe Gatien en 1993. Comme l'affirme Stéphane Hucliez, capitaine des messieurs, l'objectif principal sera de "réaliser le meilleur résultat possible", d'ailleurs il attend "un exploit de l'un des trois garçons, avec pour visée les seizièmes voir les huitièmes de finale". Quant aux dames de Patrick Birocheau, "l'essentiel sera d'aller au maximum des capacités de chacune pour aller chercher une ou deux perfs". Dans le sillage d'un Adrien Mattenet (76e mondial) qui réalise des prouesses depuis le début de saison, les Tricolores chercheront donc à aller le plus loin possible dans leur tournoi.