05/11/2008

Paula Radcliffe remporte pour la 3e fois le marathon de New York


NEW YORK, 2 nov 2008 (AFP) - La Britannique Paula Radcliffe, détentrice du record du monde de la distance et tenante du titre, a remporté dimanche le marathon de New York, devenant à 34 ans la deuxième femme à gagner trois fois cette course mythique.
Radcliffe s'est imposée dans un temps encore officieux de 2h 23mn et 55 secondes, devant la Russe Ludmila Petrova (2h25:43) et l'Américaine Kara Goucher (2h25:52).
Chez les hommes, le Brésilien Marilson Gomes dos Santos a remporté son 2e marathon de New York, s'imposant en 2h 6mn et 43 secondes, après avoir rattrapé et dépassé en toute fin de course le Marocain Abderrahim Goumri (2h07:08), qui échoue à la 2e place, comme l'année dernière.
Le Kenyan Daniel Rono a pris la troisième place (2h11:22), juste devant son compatriote Paul Tergat (2h13:10).
"Je n'ai jamais perdu espoir, a déclaré Dos Santos. Quand je suis arrivé dans Central Park, le public m'a aidé à continuer et m'a inspiré pour gagner".
"Cela prouve que ce n'était pas seulement la chance quand j'ai gagné la première fois" en 2006, a ajouté Dos Santos, premier Sud-Américain à remporter l'épreuve, insistant: "je me suis préparé comme personne pour cette course".
Chez les dames, Paula Radcliffe avait déjà remporté l'épreuve en 2004, puis en 2007, 10 mois après avoir donné naissance à une petite fille. Cette année, elle avait été handicapée par une blessure au fémur qui a perturbé sa préparation pour les jeux Olympiques de Pékin, où elle n'a pris qu'une décevante 23e place.
Dimanche, par une journée fraîche et venteuse, Radcliffe a mené la course du début jusqu'à la fin, accompagnée sur plus de la moitié de la distance par une demi-douzaine de coureuses, parmi lesquelles Kara Goucher, dont c'était le premier marathon et qui est devenue la première Américaine à monter sur le podium depuis 14 ans.
La Britannique a peu à peu semé chacune de ses concurrentes, terminant seule avec près de deux minutes d'avance. "Les autres fois c'était serré sur la fin, alors c'était bien que mon mari puisse être un peu plus tranquille cette fois-ci", a-t-elle déclaré, tout en reconnaissant que le vent avait rendu la course plus pénible cette année.
A l'arrivée, Paula Radcliffe a embrassé sa fille et s'est saisie d'un drapeau britannique pour célébrer sa victoire. Jusqu'à présent, seule la Norvégienne Grete Waitz avait remporté le marathon de New York plus de deux fois. Mais elle ne s'était pas arrêtée là: elle avait remporté 9 titres.
"Pour moi, c'est incroyable d'être arrivée à un tiers du palmarès de Grete Waitz", a commenté Paula Radcliffe.

Dopage: inculpation de la Grecque Halkia, ex-championne olympique du 400 m haies


ATHÈNES (AFP) - L'ancienne championne olympique grecque du 400 m haies Fani Halkia, son entraîneur et deux autres athlètes grecs ont été inculpés vendredi en Grèce pour des infractions à la législation sur le dopage avant et pendant les JO de Pékin.
Halkia, championne olympique à Athènes en 2004 mais exclue des Jeux de 2008, Dimitris Regas, coureur de 400 m, Tassos Gousis, spécialiste du 200 m, et George Panagiotopoulos, entraîneur de Halkia et Regas, risquent jusqu'à 5 ans de prison.
Les trois athlètes, contrôlés positifs au methyltrienolone (stéroïde anabolisant) ces derniers mois, sont poursuivis pour s'être dopés, et l'entraîneur est soupçonné d'avoir été l'instigateur de ce délit.
Les quatre inculpés ont nié toute infraction à la loi, et Halkia, exclue des jeux Olympiques de Pékin après avoir été contrôlée positive le 10 août lors d'un stage au Japon, a expliqué qu'elle avait été victime d'une opération de sabotage.
Le Comité international olympique (CIO) a pour sa part engagé un avocat en Grèce pour le représenter dans cette procédure, et entamé des poursuites contre Panagiotopoulos, accusant l'entraîneur d'avoir nui à sa réputation.
La Grèce a été secouée par une série de scandales de dopage au methyltrienolone, qui ont privé de Jeux une grande partie de l'équipe d'haltérophilie ainsi que le nageur Ioannis Drymonakos.
Un mois après les Jeux de Pékin, les autorités grecques ont adopté une législation plus sévère à l'égard des contrevenants: le dopage est désormais un crime en Grèce, mais les quatre inculpés seront jugés en fonction de l'ancienne loi, où le dopage n'était encore qu'un délit.

Athlétisme: Liu Xiang aux Etats-Unis pour des examens médicaux


PEKIN (AFP) - La vedette de l'athlétisme chinois, Liu Xiang, était attendue jeudi aux Etats-Unis afin de consulter les médecins de son compatriote, le basketteur Yao Ming, et prendre un peu de repos après ses jeux Olympiques malheureux.
Alors qu'il était attendu par toute la Chine, Liu Xiang avait dû renoncer à défendre son titre olympique du 110 m haies à Pékin en raison d'une blessure au pied droit.
Il sera examiné par le docteur Thomas Clanton, qui a notamment soigné la cheville du joueur NBA des Houston Rockets, Yao Ming, a rapporté jeudi l'agence China News service.
Selon le quotidien Oriental Daily, basé à Shanghai, la ville natale de Liu, l'ancien détenteur du record du monde consultera six médecins américains dans trois villes différentes pendant son séjour.
Les entraîneurs de Liu ont exprimé leurs craintes qu'une opération de la cheville puisse laisser des séquelles et ont préféré opter pour une approche plus prudente basée sur des massages et la médecine traditionnelle chinoise. Ils prendront conseil auprès des médecins pour traiter le tendon de Liu.
Son entourage songe également à recruter un psychologue du sport pour l'aider à retrouver la force mentale nécessaire à la compétition de haut niveau.
L'athlète de 25 ans espère aussi pouvoir profiter de ce voyage pour se reposer, dans un environnement où il ne sera pas constamment sollicité par les fans, a ajouté le journal.
"Cette fois, je vais regarder un match de NBA", a déclaré Liu. "Je vais d'abord aller à Houston, et on verra comment les choses se passent. Si je peux, j'irai encourager Yao Ming."

Athlétisme: Marion Jones pense qu'elle aurait gagné sans dopage


CHICAGO (Reuters) - Marion Jones ne savait pas qu'elle prenait des produits interdits et reste persuadée qu'elle aurait remporté ses cinq médailles aux Jeux olympiques de Sydney en 2000 même sans dopage.
L'ancienne sprinteuse a purgé six mois de prison pour mensonge à des procureurs fédéraux enquêtant sur l'utilisation d'un stéroïde anabolisant, la THG, dans l'athlétisme américain.
"Je n'ai jamais pris consciemment des produits pour améliorer mes performances", a-t-elle déclaré dans une interview accordée à l'animatrice de télévision Oprah Winfrey et diffusée mercredi.
Marion Jones, qui a dû rendre ses cinq médailles au Comité international olympique après ses aveux, a dit se souvenir du moment où elle a choisi de mentir quand les enquêteurs fédéraux lui ont présenté un flacon de THG.
"Je savais que j'avais pris ce produit, j'ai pris la décision de mentir et de tenter de dissimuler les faits", a-t-elle poursuivi dans cet entretien, le premier depuis sa sortie de prison.
L'ancienne athlète regrette de ne pas s'être accordée cinq minutes de réflexion et de ne pas avoir parlé avec ses avocats. Si elle a reconnu le produit présenté par les enquêteurs, elle ne savait pas qu'il était interdit au moment où on lui en a fourni, a-t-elle assuré.
PLEURS
"(Il y avait des) moments où j'avais l'impression d'être plus dynamique sur la piste (...), où je me sentais vraiment en forme", a dit Jones dans cet entretien enregistré vendredi dernier.
Elle imputait ces sensations à son entraînement intensif et aux compléments alimentaires qu'elle consommait. Elle s'attendait à être en grande forme dans une année olympique.
"Rien ne me semblait différent", s'est-elle souvenue. "Je me sentais forte, je me sentais puissante." Comme elle s'était toujours sentie supérieure physiquement depuis son plus jeune âge.
Marion Jones repense parfois à ses courses et se demande si elle les aurait gagnées sans dopage. "En général, je réponds oui. Je considère encore que j'aurais gagné", a-t-elle dit.
Les moments les plus douloureux en prison ont été les anniversaires de ses enfants de cinq et un ans.
Durant l'interview, elle a pleuré en lisant une lettre qu'elle leur a adressée depuis sa cellule.
A 33 ans, elle a dit ne plus avoir à se cacher derrière "Marion Jones l'athlète" et s'est dit impatiente de reprendre le cours de sa vie, notamment l'éducation de ses enfants.
"Je suis intimement persuadée que la raison pour laquelle j'ai commis cette effroyable erreur et quelques autres par la suite, c'est que je ne m'aimais pas suffisamment pour dire la vérité."
Version française Bertrand Boucey